Camille Delaveau, l’élégance de la simplicité.

Sa maman est Eugénie Angot, son père Patrice Delaveau. Vous l’aurez reconnue, il s’agit bien sûre de Camille Delaveau. A vingt ans, la jeune femme concilie la vie de jeune cavalière professionnelle avec...

Sa maman est Eugénie Angot, son père Patrice Delaveau. Vous l’aurez reconnue, il s’agit bien sûre de Camille Delaveau. A vingt ans, la jeune femme concilie la vie de jeune cavalière professionnelle avec celle d’étudiante, et s’est constituée un palmarès déjà bien garnit malgré sa jeune expérience. Issue de la même génération talentueuse composée entre autres d’Edouard Levy (lire ici), la jeune amazone a accepté de répondre à nos questions avec simplicité, franchise, le tout ponctué d’une touche de poésie.

IJ : Vous êtes la fille de deux champions, Patrice Delaveau et Eugènie Angot. Monter à cheval dès le début de votre jeunesse était-ce une évidence ? De quelle manière avez-vous débuté votre carrière amateur, puis professionnelle ? 

Camille Delaveau : « Je n’ai jamais fait le choix ou non de commencer à monter. Je pense que j’étais déjà à cheval avant même de savoir marcher. Ma mère me prenait avec elle sur ses chevaux. Puis quand j’ai eu l’âge, j’ai eu mon premier poney. Plus le deuxième, le troisième… En réalité, l’évidence a seulement été de ne jamais arrêter de monter, mais pas de commencer… »

IJ : Sur quelles épreuves et en combien de temps êtes-vous arrivé à vous faire remarquer dans le milieu des sports équestres ?

C.D : « Pour ce qui est de ma carrière (si on peut appeler ça comme ça), j’ai commencé à monter les grosses épreuves poney à l’âge de 13 ans, puis j’ai fait mon premier championnat d’Europe à 14 ans. J’y suis retournée l’année d’après. J’ai eu la chance de pouvoir en faire à nouveau deux en juniors. Je ne sais pas s’il y a eu un moment particulier où je me suis faite remarquer. »

IJ : En 2012, tout votre travail a été reconnu grâce à un titre de vice-championne d’Europe junior en individuel avec Lothian des Hayettes. Quel sentiment avez-vous éprouvé ? Comment avez-vous vécu les mois suivant cette consécration ?

C.D : « Cette médaille a énormément compté pour moi. J’étais extrêmement satisfaite de l’avoir. Mais finalement, ce n’est « qu’une médaille dans un championnat d’Europe juniors ». Des champions, vice champions, il y en a un nouveau tous les ans. Je suis néanmoins ravie d’en avoir fait partie. Mais je pense qu’il ne faut pas s’arrêter à ça. C’était un moment merveilleux, mais il faut savoir avancer, et ne pas rester sur ses acquis. »

IJ : Nous avions appris la blessure de Lothian des Hayettes, votre cheval de tête, lors d’une interview de votre mère. Comment se porte-t-il ? Reviendra-t-il à son meilleur niveau ? Comment est composé votre piquet de chevaux actuellement ? Fondez-vous beaucoup d’espoir sur un en particulier ?

C.D : « Lothian va pour le mieux. Il est actuellement à la retraite, chez nous. Il ne reviendra pas en compétition de CSO, cependant, il bat des records en ce qui concerne les concours de tondeuse à gazon …  A l’heure actuelle, j’ai trois chevaux à sortir en concours : deux jeunes juments, de six et sept ans, qui sont je pense très bonnes. J’ai acquis un hongre de 9 ans cet hiver, qui commence à sauter de bons parcours. Il devrait, j’espère, commencer rapidement les 145. Je fonde beaucoup d’espoirs dans ce cheval. Il est très différent de Lothian, mais j’espère que l’alchimie va tout de même se créer. »

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Photo : Camille Delaveau & Lothian des Hayettes à Magna Racino.

IJ :Vous travaillez au Haras de Lasca, dans les écuries de votre mère et de votre beau-pèreCédric Angot. Comment travaillez-vous avec eux ?

C.D : « A la maison, maman me fait travailler avec les chevaux un peu plus âgés. Notamment rêve, mon 9 ans. Cédric me fait travailler avec les jeunes chevaux, et ceux qu’il me prête pour les sortir de temps à autre. »

IJ :  Aviez vous une certaine pression, médiatique ou bien familiale, lors de votre jeune carrière ?

C.D : « Je n’ai jamais eu aucune pression médiatique. Maintenant que je suis à cheval, et entouré de fils de professionnels, et de professionnels, je n’ai aucune pression. Lors de mes années poney, c’était différent. J’étais beaucoup critiquée, mais pas par les médias. Par les parents d’autres enfants. Je ne sais pas si ce milieu est toujours comme ça aujourd’hui, mais il y a quelques années, c’était un monde malsains, entouré d’amateurs. C’était « à qui aura le poney le plus cher, le plus beau camion… ». »

IJ : Vous êtes âgé d’à peine 20 ans, quels diplômes avez-vous ? Poursuivez-vous toujours des études en parallèle ?

C.D : « Oui je poursuis mes études. J’ai eu la chance de trouver une école par correspondance. Je suis en train de passer un bachelor, et en février prochain, je le souhaite, décrocher un master 1 en marketing (bac+4). »

IJ : Quel est votre plus belle victoire, votre plus beau souvenir ?

C.D : « Je dirais que ma plus belle victoire n’en est pas une.  A vrai dire, je garde un merveilleux souvenir des championnats d’Europe, même si ce n’est qu’une seconde place. En espérant faire mieux un jour… »

IJ :  Quel est, selon vous, le secret pour réussir au plus haut niveau ?

C.D : « Je ne sais pas s’il y a un secret, ou plusieurs. Je suis loin d’être au plus haut niveau, et je n’ai pas de secret en particulier. Mais ce que je fais me rend heureuse, et je crois que c’est déjà la clé du bonheur. » 

IJ :  Quels sont vos modèles à cheval, sur qui prenez-vous exemple ? Vos rêves ? Projets ?

C.D :  « « Les personnes que j’admire sont des cavaliers comme Scott Brash, ou Maikel Van Der Vleuten, et tant d’autres… Je suis admiratrice de beaucoup d’entre eux à vrai dire, et leur tire mon chapeau. Des rêves et des projets, j’en ai pleins, à commencer par gagner à l’euro million par exemple ! Mais ce que je souhaiterais vraiment faire plus tard, c’est vendre mes chevaux pour avec une trésorerie me permettant de faire du commerce immobilier. De façon à bien gagner ma vie, et pouvoir profiter de faire du beau concours, avec des bons chevaux en parallèle. Enfin, être heureuse… »

Nous remercions Camille Delaveau pour avoir pris le temps d’avoir répondu à nos questions.

Source: InfoJumping

  
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Jumping
Tanguy

Créateur/Administrateur,
BPJEPS activité équestre mention tourisme équestre,
BTSA Développement Animation des Territoire Ruraux (DATR),
Bac Pro Conduite et Gestion d’une Exploitation Agricole option Élevage et Valorisation du Cheval (CGEA EVC).

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