Rencontre avec… Yazmin Pinchen !

Après Constant van Paesschen, Edward Levy et bien d’autres, Info Jumping est parti à la rencontre de Yazmin Pinchen. Belle blonde de vingt-et-un printemps, la britannique Yazmin Pinchen connait...

Après Constant van Paesschen, Edward Levy et bien d’autres, Info Jumping est parti à la rencontre de Yazmin Pinchen. Belle blonde de vingt-et-un printemps, la britannique Yazmin Pinchen connait une ascension récente mais néanmoins fulgurante. Elle s’était démarquée récemment, entre autres, par sa toute bonne performance du Grand Prix du Longines Global Champions Tour de Monaco, où elle signait l’un des premiers sans fautes du match. Nous vous proposons de partir à cheval avec l’anglophone afin de découvrir sa jeune carrière.

 

 

Info Jumping : Nous savons que votre mère était passionnée et aimait profondément le saut d’obstacles et les chevaux en général, et que vous avez commencé  monter à cheval dés l’âge de trois ans. Était-ce donc une évidence de consacrer votre vie à ce sport ?

Yasmin Pinchen : Ma mère a toujours monté depuis que je suis toute petite, c’était sa passion. Elle m’a acheté un poney à trois ans et j’ai commencé à monter. Ensuite j’ai grandi, je montais avec soeur, mais elle semblait y porter plus d’intérêt que moi… J’ai commencé à faire des concours, des Coupes des Nations avec mon poney Edsilia et j’adorais ça ; mais c’est seulement lorsque j’ai eu mon premier cheval, Zordiac Z, et que nous avons été sélectionnés dans l’équipe pour participer aux Championnats d’Europe  Jeunes Cavaliers en Turquie que j’ai réalisé que c’est ce que je voulais faire. J’ai gagné la médaille d’argent en individuel et l’or par équipe. C’était le plus beau des sentiments ! Depuis, je n’ai jamais arrêté.

 

IJ : Comment êtes-vous parvenue à accéder au milieu du haut-niveau ? Est-ce que cela a été difficile, puisque vos parents n’étaient pas forcément issus de celui-ci ?

YP : J’ai eu et j’ai énormément de chance d’avoir des parents qui me supportent, je ne pourrai jamais les remercier assez. Mon père avait une grande cour de courses donc ils ont toujours été liés aux chevaux mais jamais au milieu du haut-niveau de jumping !

 

IJ : Votre premier concours 5* était l’étape finale du Longines Global Champions Tour à Abu Dhabi en novembre 2012. Vous n’aviez d’ailleurs qu’écopé d’une faute dans le Grand Prix ! Quel était votre sentiment quant à cette grande première ? Étiez-vous très anxieuse ou au contraire fière de vous ?

YP : En fait, c’est Ludo Philippaerts qui m’a fait rentrer dans le circuit du Global Champions Tour quand j’avais dix-huit ans. J’ai fais tombé le dernier obstacle du Grand Prix ! C’était un sentiment que je n’oublierai jamais, j’avais tellement peur et j’étais très nerveuse quand je suis rentrée sur la piste. Ma mère m’avait dit que j’étais devenue toute blanche ! Dés que je me suis élancée, le stress est parti, j’étais seule avec mon cheval et les choses devenaient sérieuses ! J’étais en train de participer à un Grand Prix 5*. Et près il y a eu tous les grands concours.

 

Yazmin Pinchen et Bandito au CSI 5* de Monaco en fin juin. Copyright : Auriane Guiot / Info Jumping
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Yazmin Pinchen et Bandito au CSI 5* de Monaco en fin juin.
Copyright : Auriane Guiot / Info Jumping

 

IJ : Avez-vous un cavalier sur lequel vous vous référez ? Un modèle ou un idole ?

YP : J’ai effectivement un modèle. J’ai toujours aimé la manière de monter de Pénélope Leprevost, elle est tellement élégante et esthétique, et pourtant si efficace. J’aimerai beaucoup être capable de monter comme elle. J’apprécie également beaucoup le style de Laura Kraut, elle est toujours dans le rythme et cela parait si simple.

 

 IJ : Ashkari est votre cheval de tête actuel. Qu’espérez-vous pour lui et pour sa carrière ?

YP : Ashkari est vraiment un cheval spécial pour notre famille. Nous l’avons débourré nous-mêmes, chez nous, il y a douze ans.  Elle a du subir une opération quand elle était jeune donc cela l’a un peu écarté des terrains pendant un moment, mais depuis elle est parfaite ! C’est une jument difficile à monter, elle est assez grande et très forte mais nous avons formé une relation de confiance. Je crois vraiment dans le relationnel avec ses montures. J’espère participer aux Jeux Olympiques évidemment, et avec cette jument je sens que j’en suis capable. Pour l’instant nous devons nous concentrer afin d’être de sérieuses candidates au haut-niveau.

 

IJ : Parlez-nous de votre piquet de chevaux.

YP :  J’ai pour l’instant dix chevaux qui tournent en compétition mais beaucoup sont des jeunes. Mes trois meilleurs chevaux sont Ashkari, qui est très sensible et qui agit un peu comme une princesse. Il y a mon magnifique étalon alezan Van de Vivaldo, nous l’avons eu à sept ans, il est tellement coquin ; il est toujours à chercher l’attention et à appeler les autres chevaux ! C’est dur de lui faire garder sa concentration. Et ensuite j’ai mon huit ans, Bandito, que nous avons acheté à quatre ans. Il est fort attachant, charmant et fait fondre tout le monde. Il  a très bien grandi et a un bon coup de saut ! Je le testerai cette année.

 

IJ : Quels sont vos objectifs pour cette saison ?

YP : Cette année j’ai prévu de tourner sur le Global Champions Tour avec mes trois chevaux de tête, amener les plus jeunes à quelques concours. Peut-être, si j’ai de la chance, je participerai même à une Coupe des Nations. Je ferai normalement celle du CSI 5* Gijon dans deux semaines, je suis très excitée. Je veux rester sérieuse et prouver que je peux le faire avec des chevaux que j’ai moi-même formé depuis leur plus jeune âge.

 

IJ : Quel est votre meilleur souvenir de votre jeune carrière ?

YP : Je suis encore jeune, je n’ai pas l’impression d’avoir vingt-et-un ans et pourtant ! J’ai beaucoup de magnifiques souvenirs mais mon meilleur est sûrement  ma première équipe qui était composée d’enfants et chevaux, en Turquie. Nous avions la meilleure team avec Corrine Bracken et Mike Florence, qui étaient nos chefs d’équipe et c’était une fantastique expérience ! Mike et Corrine étaient incroyables, ils nous ont fait profiter de positiver tout. C’était quelque chose de sérieux mais marrant ! Je me suis fait de très bons amis avec qui je suis toujours en contact. Je n’oublierai jamais cette semaine, et je recommende à tous ceux qui le peuvent de le faire !

Yazmin Pinchen et Ashkiri dans le Grand Prix GCT de Monaco en juin. Copyright : Yeelen Ravier / Info Jumping
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Yazmin Pinchen et Ashkiri dans le Grand Prix GCT de Monaco en juin.
Copyright : Auriane Guiot / Info Jumping

 

Merci à Yazmin Pinchen pour sa gentillesse et son enthousiasme !

Source: InfoJumping

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Jumping
Tanguy

Créateur/Administrateur, BPJEPS activité équestre mention tourisme équestre, BTSA Développement Animation des Territoire Ruraux (DATR), Bac Pro Conduite et Gestion d'une Exploitation Agricole option Élevage et Valorisation du Cheval (CGEA EVC).

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